Terminologie

Lorsque l'on parle de comportements sexuels transgressifs, il est important d'utiliser la bonne terminologie. Quels sont les termes que vous pouvez utiliser et ceux qu'il vaut mieux éviter ?

Précision terminologique

*  Pour alléger la lecture, l’usage du masculin est adopté dans ce document. Il inclut toutes les identités de genre sans discrimination.

Qu’entend-on par
« comportement sexuel transgressif » ?

Sensoa a développé un système de drapeaux (vlaggensysteem) dans lequel sont définis des critères permettant de déterminer simplement et de manière objective si un comportement sexuel est ou non transgressif : 

Consentement mutuel

Toutes les personnes impliquées donnent leur accord.

Caractère volontaire

Personne n’est soumis à une quelconque forme de pression ou de contrainte.

Egalité

Les personnes impliquées sont des semblables et ne se trouvent pas dans un rapport hiérarchique ou d’autorité.

Pertinence par rapport à l’âge ou au développement

Les personnes impliquées comprennent le comportement et ses conséquences.

Pertinence par rapport au contexte ou à la situation

Le cadre est suffisamment intime.

Respect de soi

Il n’y a pas de conséquences dommageables pour les personnes impliquées.

Si un ou plusieurs des critères ne sont pas rencontrés, on parle de comportement sexuel transgressif, indépendamment de la gravité ou de la forme. Cela inclut tout acte sexuel ou tentative d’acte sexuel inapproprié (mais pas nécessairement illégal), peu importe la personne, la relation entre les personnes ou l’environnement. Tout comportement sexuel transgressif peut être considéré comme une violence sexuelle.

Liste de terminologies

Il n’est pas toujours évident de déterminer quels termes peuvent ou ne peuvent pas être utilisés dans la communication concernant les comportements transgressifs à caractère sexuel. Nous avons donc listé les notions les plus importantes avec leur définition, ainsi que les erreurs ou confusions terminologiques fréquentes.

Législation

Si vous faites état d’affaires judiciaires ou évoquez la législation, vous pouvez vérifier l’exactitude des informations dans le Code pénal. Le site du SPF Justice fournit des informations complémentaires.

Auteur ?

Dans le large spectre des comportements transgressifs à caractère sexuel, il est préférable de parler « d’auteur » plutôt que de coupable, car cela est moins stigmatisant. Par ailleurs, tant que la personne ayant posé l’acte n’a pas encore fait l’objet d’une condamnation définitive, il convient de parler « d’auteur présumé » ou « de personne mise en cause ». Le journaliste doit alors également privilégier l’utilisation du conditionnel pour relater les faits.

Victime ?

Nous avons par ailleurs décidé dans ce document d’utiliser le terme de « victime » pour désigner les personnes ayant subi des comportements sexuels transgressifs. Ce choix vise à souligner l’impact de ces comportements et à aider les personnes qui les subissent à prendre conscience de la gravité de ces situations et à s’identifier comme victimes. Toutefois, il est essentiel de respecter la manière dont chaque personne se perçoit. Si possible, il est recommandé de dialoguer avec la personne concernée et d’utiliser le terme qu’elle préfère, qu’il s’agisse de « victime » , « personne ayant subi le comportement » , « survivant.e » ou tout autre terme qu’elle choisit d’adopter.