Idées stéréotypées :

De nombreuses idées fausses circulent, souvent de manière inconsciente, autour des comportements sexuels transgressifs. Ces mythes se révèlent particulièrement tenaces. En tant que journaliste, vous pouvez jouer un rôle clé pour déconstruire ces stéréotypes.

Mythe

Realiteit

Le mythe

Beaucoup de signalements sont faux.

La réalité

D'après les recherches scientifiques, une infime minorité des signalements sont faux. La grosse majorité des personnes qui portent plainte auprès de la police ont effectivement été victimes d'un comportement sexuel transgressif.

Le mythe

Il est facile d’identifier les auteurs de comportements sexuels transgressifs.

La réalité

Les auteurs de comportements sexuels transgressifs constituent un groupe très hétérogène. Diverses causes et motivations peuvent être à l’origine de ces comportements, qui ne se limitent pas à un profil unique. Ils peuvent être des hommes ou des femmes, adolescents ou adultes, issus de tous milieux sociaux et professionnels, avec ou sans antécédents judiciaires.

Le mythe

La prévention et le traitement sont une perte de temps et d'argent.

La réalité

La prévention des comportements sexuels transgressifs coûte moins cher à notre société que d’y réagir par des sanctions. Une approche réactive signifie qu'il y aura d'abord des victimes, dont le traitement et la prise en charge nécessitent de l'argent supplémentaire. De plus, le traitement des abuseurs n'est pas une perte d'argent. Des recherches montrent qu'il permet de réduire de moitié le risque de récidive.

Le mythe

Tous les pédophiles abusent d'enfants tôt ou tard

La réalité

Selon des recherches internationales, la pédophilie est une attirance sexuelle pour les mineurs sans caractéristiques pubertaires* qui concerne environ
1 % de la population masculine. En Belgique, cela représente au moins 45 000 hommes. Seule une minorité d'entre eux passe effectivement à des actes sexuels sur des mineurs. Les estimations varient, mais au maximum 25 % des personnes ayant une préférence pédophile commettent de tels actes*.

*Par opposition à l’hébéphilie, qui désigne une attirance sexuelle pour les mineurs présentant des caractéristiques pubertaires.

Seto, M. (2018). Pedophilia and sexual offending against children: Theory, assessment, and intervention (2nd ed.). Washington: American Psychological Association.Cantor, J. M., & McPhail, I. V. (2016).
Non-offending pedophiles. Current Sexual Health Reports,, 8, 121–128.Seto, M. C. (2017).
The puzzle of male chronophilias. Archives of Sexual Behavior, 46(1), 3-22.Konrad A., Schlinzig E., Siegel S., Kossow S., & Beier, K.M. (2021). Therapeutic Options. In: Beier, K. M. (Ed.).
Pedophilia, hebephilia and sexual offending against children: The Berlin Dissexuality Therapy (BEDIT).
Springer Nature, Switzerland AG. Savoie, V., Quayle, E., & Flynn, E. (2021).
Prevalence and correlates of individuals with sexual interest in children: A systematic review. Child Abuse & Neglect, 115, 105005.Blagden, N. J., Mann, R., Webster, S., Lee, R., & Williams, F. (2018).
“It’s not something I chose you know”: Making sense of pedophiles’ sexual interest in children and the impact on their psychosexual identity. Sexual Abuse, 30(6), 728-754.

Le mythe

Ce sont surtout les jeunes femmes blanches qui sont victimes de comportements sexuels transgressifs.

La réalité

Les victimes de comportements sexuels transgressifs sont aussi diverses que notre société et incluent des personnes de toutes origines, couleurs de peau, genres et orientations sexuelles. Certaines populations peuvent être particulièrement vulnérables, comme les personnes en situation de migration, les personnes en situation de handicap ou les LGBTQI+ . Des recherches récentes ont également montré que les personnes âgées sont plus vulnérables qu'on ne le pensait.

Le mythe

La plupart des personnes qui subissent un comportement sexuel transgressif opposent une résistance.

La réalité

Fight. Flight. Freeze. Fawn. (Combattre. Fuir. Se figer. Se soumettre.) Il existe généralement quatre réactions possibles à une situation de stress. Cependant, certaines personnes restent figées dans un état de sidération, ce qui signifie qu'elles sont incapables de réagir et subissent la situation. La réaction consistant à se figer peut également se manifester par « la voie de la moindre résistance » :
« coopérer » pour éviter une violence plus grave encore. Nous n'avons aucun contrôle sur la manière dont notre corps réagit face à des situations dangereuses.

Le mythe

La plupart des agresseurs sont des inconnus.

La réalité

Le danger venant des inconnus
(« Stranger danger ») est un mythe. Qu'il s'agisse de mineurs ou d'adultes, la plupart des auteurs connaissent très bien leur victime. Différentes études indiquent que moins de 20 % des agresseurs ne connaissent pas la victime et que dans plus de 80 % des cas, il s'agit de connaissances, d'amis ou de membres de la famille.*

*Finkelhor, D. (2009). The Prevention of Childhood Sexual Abuse. The Future of Children, 19(2), 169-194.Finkelhor, D., & Shattuck, A. (2012).
Characteristics of crimes against juveniles. Durham, NH: Crimes against Children Research Center.Tabachnick, J. (2013).
Why prevention? Why now? International journal of behavioral consultation and therapy, 8(3-4), 55-61. http://dx.doi.org/10.1037/h0100984Kinderrechtencommissariaat. (2011). Geweld, gemeld en geteld. Aanbevelingen in de aanpak van geweld tegen kinderen en jongeren. Brussel: Kinderrechtencommissariaat

Le mythe

Les violences sexuelles sont plus fréquentes aujourd'hui que par le passé.

La réalité

Les violences sexuelles existent depuis toujours, mais heureusement, elles sont aujourd'hui davantage mises en lumière. Pourtant, la « criminalité en hausse » est un mythe courant. Nous savons que les pays où les comportements sexuels transgressifs sont plus discutés affichent également des taux de prévalence plus élevés, ce qui s’explique probablement par une libération progressive de la parole. Cependant, nous n'avons aucune raison de croire que les comportements sexuels transgressifs sont moins fréquents dans les pays où l’on en parle moins.

Le mythe

Les auteurs sont presque toujours des hommes.

La réalité

Les femmes se livrent également à des comportements sexuels transgressifs, et plus souvent qu'on ne le pense.* Chez les mineurs, ces comportements se produisent principalement dans le cadre de relations de confiance étroites, ce qui fait qu'il est plus difficile pour les victimes de les dénoncer.

*Cortoni, F., Babchishin, K. M., & Rat, C. (2017).
The proportion of sexual offenders who are female is higher than thought: A meta-analysis. Criminal Justice and Behavior, 44(2), 145-162: À partir de 17 échantillons provenant de 12 pays, cette méta-analyse a constaté qu’une faible proportion des infractions sexuelles signalées à la police sont commises par des femmes
(2,2 %).
En revanche, les enquêtes de victimation ont indiqué des taux de prévalence de femmes auteurs d’infractions sexuelles six fois plus élevés que les données officielles (11,6 %).

Le mythe

Toute personne qui subit un comportement sexuel transgressif vit un traumatisme profond et durable.

La réalité

Les conséquences de ces comportements sont toujours graves et peuvent marquer profondément les victimes. Cependant, l’intensité et la manière dont le traumatisme se manifeste varient selon les individus et les contextes. Reconnaître ces différences permet de respecter l’expérience de chaque victime tout en affirmant la gravité systématique de l’impact. Il faut éviter de réduire les personnes qui subissent un comportement sexuel transgressif à leur statut de victime ou à un traumatisme.

Le mythe

Le problème des violences sexuelles est désormais bien connu, et le fait d’en parler suffit déjà à faire changer les choses.

La réalité

Il existe un chiffre noir important s’agissant des comportements sexuels transgressifs. Selon les recherches, seuls 10 % des cas aboutissent effectivement à une plainte*. Les chiffres de la police et de la justice ne représentent donc que la partie émergée de l'iceberg. De plus, le problème prend des formes beaucoup plus variées qu'on ne le pense (et ne se limite pas au viol par un inconnu, par exemple). En outre, les groupes vulnérables sont souvent sous-représentés dans ces chiffres alors qu’ils sont également la cible de ces comportements (personnes en situation de migration,
LGBTQIA+ ...) Par ailleurs, la médiatisation et la libération de la parole, bien qu’indispensables, ne garantissent ni l’accès à la justice ni des changements concrets si elles ne s’accompagnent pas de moyens effectifs d’action et de protection.

*Tabachnick, J. (2013). Why prevention? Why now? International journal of behavioral consultation and therapy, 8(3-4), 55-61. http://dx.doi.org/10.1037/h0100984.

Le mythe

Auteur un jour, auteur toujours.

La réalité

Les taux de récidive en matière de violences sexuelles connues sont moins élevés qu'on ne le pense souvent. Bien que chaque récidive soit une de trop, les recherches montrent que sur une période de 5 ans, 10 à 15 % des auteurs de violences sexuelles font l'objet d'une nouvelle plainte ou d'une condamnation pour un délit sexuel.*

*Ducro, C., Telle, E. (2017). Evaluation en continu des caractéristiques délictueuses, des aspects diagnostiques, de l’environnement social et de la prise en charge de AICS au sein d’Equipes de Santé Spécialisées en Région wallonne.

Le mythe

Tous les abuseurs d'enfants sont des pédophiles.

La réalité

Les abus sur enfants présentent diverses causes et motivations. Dans la majorité des cas, l'auteur n'a pas de préférence pédophile.* Les abus peuvent en effet découler de facteurs qui ne sont nullement liés à une forme d’attirance sexuelle (ex. dynamique de pouvoir/domination, pathologies mentales, dysfonctionnements relationnels ou sexuels, traumatismes non résolus, ...) Soyez donc prudents lorsque vous utilisez les termes de « pédophile » ou de
« pédophilie » (voir aussi nos conseils concernant la terminologie).

*Nationaal Rapporteur. Op goede grond. De aanpak van seksueel geweld tegen kinderen. 2014 | Rapport | Nationaal RapporteurScherner, G., Amelung, T., Schuler, M., Grundmann, D., & Beier, K. M. (2021).
Pedophilia and hebephilia. Pedophilia, Hebephilia and Sexual Offending against Children: The Berlin Dissexuality Therapy (BEDIT), 1-13.Seto, M. (2018).
Pedophilia and sexual offending against children: Theory, assessment, and intervention (2nd ed.). Washington: American Psychological Association.

Le mythe

Un homme ne peut pas être victime de comportements sexuels transgressifs, ce sont toujours des femmes.

La réalité

Les garçons et les hommes sont également victimes de comportements sexuels transgressifs, qui touchent particulièrement souvent les garçons mineurs : environ un garçon sur dix en est victime avant l'âge de 18 ans.* On pense souvent que les hommes ne sont pas concernés parce qu'ils  :  

  • “peuvent se défendre physiquement”. Cependant, le mécanisme ‘Fight / Flight / Freeze / Fawn’ (combattre, fuir,  se figer, se soumettre) intervient également chez eux.
  • “veulent toujours avoir des relations sexuelles”. Même si nous savons que cela ne correspond pas à la réalité, cette idée demeure tenace. Par exemple, on demandera plus facilement à un homme qui parle d'une femme insistante si elle était attirante qu'à une femme qui vit la même situation. En raison de ce stéréotype, les hommes victimes demandent moins facilement de l’aide.

Cette difficulté à demander de l’aide peut également s’expliquer par les rôles de genre et les doubles standards. Les recherches établissent d'ailleurs un lien avec les taux de suicide plus élevés chez les hommes et les garçons.

*Barth, J., Bermetz, L., Heim, E., Trelle, S., & Tonia, T. (2013).
The current prevalence of child sexual abuse worldwide: a systematic review and meta-analysis.
International Journal of Public Health, 58(3), 469-483. https://doi.org/10.1007/s00038-012-0426-1World Health Organization (WHO). (2017).
Responding to children and adolescents who have been sexually abused: WHO clinical guidelines. Geneva: World Health Organization. https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/259270/9789241550147-eng.pdf;jsessionid=2CEB1F2EBF6402F8EDC080184126A399?sequence=1.

Le mythe

Les personnes qui envoient des images intimes l'ont elles-mêmes cherché si ces images sont diffusées par la suite.

La réalité

Il s’agit d’un exemple de « victim blaming », qui consiste à mettre la victime dans le rôle du coupable. Lorsque le sexting tourne mal, c'est souvent parce que la personne en qui on avait confiance a décidé de trahir cette confiance. Ce sont les personnes qui diffusent les images sans le consentement de la victime qui sont fautives. D'ailleurs, le sexting* ne tourne mal que dans une minorité des cas. On parle alors de « sexting sans
consentement ».

*Le sexting désigne l’envoi ou la réception volontaire de contenus sexuels, comme des messages, photos ou vidéos, entre personnes consentantes. La différence essentielle avec la diffusion non consentie est le consentement de la personne représentée : dans le sexting, la personne choisit de partager son contenu avec un destinataire précis. Lorsqu’un contenu sexuel est envoyé à des tiers ou reçu sans consentement, on parle de sexting sans consentement.

Mythe

Veel meldingen zijn vals.

Realiteit

Uit wetenschappelijk onderzoek blijkt dat slechts ongeveer 5% van de meldingen vals is. Dat wil zeggen dat 95% van de mensen die melding maken bij de politie wel echt getroffen werden door seksueel grensoverschrijdend gedrag.

Mythe

Tegen seksueel grensoverschrijdend gedrag kan je weerstand bieden.

Realiteit

Er bestaan vier mogelijke reacties op een stresssituatie: fight, flight, freeze en fawn. Bij seksueel grensoverschrijdend gedragen raken veel getroffenen in freeze-modus, wat wil zeggen dat ze niet in staat zijn om te reageren, en de situatie dus ondergaan. Bevriezen kan zich ook uiten in ‘de weg van de minste weerstand’: ‘meewerken’ om erger geweld te voorkomen. Dat is geen keuze, we hebben geen controle over hoe ons lichaam reageert op gevaarlijke situaties.

Mythe

We kennen het probleem ondertussen wel.

Realiteit

Seksueel grensoverschrijdend gedrag komt veel vaker voor dan de cijfers laten uitschijnen. Volgens onderzoek leidt maar 10% van de gevallen effectief tot een klacht. De politiële en justitiële cijfers zijn dus maar het topje van de ijsberg. Het probleem komt daarnaast in veel meer gedaanten voor dan we denken en kwetsbare groepen blijven vaak onderbelicht (vluchtelingen, LGBTQI+ …). Een recent overzicht van feiten en cijfers vind je op de website van Sensoa.

Mythe

Plegers van seksueel grensoverschrijdend gedrag herken je zo.

Realiteit

Plegers vormen een zeer heterogene groep. Er kunnen verschillende oorzaken en motieven aan de grondslag liggen van het seksueel grensoverschrijdend gedrag. Een meisje van 20 kan even goed een pleger zijn, maar door de stereotiepe beelden blijft zij makkelijker onder de radar.

Mythe

De meeste plegers zijn onbekenden.

Realiteit

Stranger danger’ is vooral een mythe. De meeste plegers kennen hun slachtoffer erg goed, en dat geldt zowel voor minderjarigen als meerderjarigen. Verscheidene studies geven aan dat seksueel grensoverschrijdend gedrag in ruim 80% van de gevallen gepleegd wordt door kennissen, vrienden en familie. Meer cijfers en feiten vind je op website van Sensoa.

Mythe

Eens een pleger, altijd een pleger.

Realiteit

De recidivecijfers voor seksueel geweld liggen lager dan gedacht. Hoewel elke herval er een te veel is, wijst onderzoek uit dat over een periode van 5 jaar, 10 à 15% van de eerder veroordeelde plegers van seksueel geweld een nieuwe klacht of veroordeling voor een seksueel delict krijgt.

Mythe

Seksueel geweld komt nu vaker voor dan vroeger.

Realiteit

Seksueel geweld is van alle tijden, maar is pas sinds enkele jaren bespreekbaar geworden. We weten dat landen waar seksueel grensoverschrijdend gedrag meer bespreekbaar is, ook hogere prevalentiecijfers vertonen. Hierbij wordt vaak verkeerdelijk uitgegaan van de ‘crime on the rise’-mythe. Er is echter geen reden om aan te nemen dat er daadwerkelijk minder seksueel grensoverschrijdend gedrag is in landen waar er minder over gesproken wordt.

Mythe

Preventie en behandeling zijn verloren tijd en geld.

Realiteit

De preventieve aanpak van seksueel grensoverschrijdend gedrag kost onze samenleving minder dan enkel inzetten op bestraffing. Bij een reactieve aanpak vallen er eerst getroffenen, en hun behandeling en verzorging vragen extra geld. Ook de behandeling van plegers is geen verloren geld. Onderzoek wijst uit dat dit het risico op herval met de helft kan verminderen.

Mythe

Elke kindermisbruiker is een pedofiel.

Realiteit

Kindermisbruik kent verscheidene oorzaken en motieven. In het merendeel van de gevallen heeft de pleger geen pedofiele voorkeur. Wees dus voorzichtig als je over ‘pedofiel’ of ‘pedofilie’ spreekt.  

Mythe

Elke pedofiel misbruikt vroeg of laat kinderen. 

Realiteit

Pedofilie is een seksuele voorkeur voor minderjarigen zonder puberkenmerken. Internationaal onderzoek bij de mannelijke bevolking wees uit dat ongeveer 1% van de onderzochte groep hier mee leeft. Dat gaat in België over minimaal 45.000 mannen. Slechts een minderheid van deze mensen (naar schatting 25%) gaat effectief over tot strafbare seksuele handelingen met minderjarigen. 

Mythe

Plegers zijn bijna altijd mannen en getroffenen bijna altijd vrouwen.

Realiteit

Vrouwen plegen ook seksueel grensoverschrijdend gedrag, meer dan we zouden denken. Ongeveer 1 op 10 minderjarige jongens wordt erdoor getroffen. Seksueel grensoverschrijdend gedrag door een vrouw komt voornamelijk voor in hechte vertrouwensrelaties, wat het moeilijker maakt om er als getroffene mee naar buiten te komen.

Mythe

Mensen die naaktbeelden sturen, hebben het zelf gezocht als de beelden nadien worden verspreid.

Realiteit

Dit is een prototype van ‘victim blaming’. Niet degene die de beelden in alle vertrouwen stuurt, maar degene die de beelden zonder toestemming verder verspreidt, gaat in de fout. Als partners elkaar vertrouwen, kan sexting perfect deel uitmaken van een gezonde relatie. 

Mythe

Als man kan je geen slachtoffer worden van seksueel grensoverschrijdend gedrag.

Realiteit

Ook mannen maken seksueel grensoverschrijdend gedrag mee. We denken vaak dat mannen dit niet meemaken omdat ze:
  • zich fysiek kunnen verzetten. Nochtans speelt ook bij hen het freeze-mechanisme.
  • altijd zin hebben in seks. Hoewel dit rationeel helemaal niet klopt, blijft het idee wel leven. Deze mythe minimaliseert de ernst van de situatie, waardoor getroffen mannen minder snel aan de alarmbel trekken.
Door vastgeroeste genderrollen en dubbele standaarden zijn mannen sowieso al minder geneigd om hulp te zoeken. Onderzoek relateert dit overigens aan de hogere zelfmoordcijfers bij mannen en jongens.

Mythe

Iedereen die seksueel grensoverschrijdend gedrag meemaakt, heeft een trauma na een incident.

Realiteit

Getroffenen kunnen zware gevolgen ondervinden van seksueel grensoverschrijdend gedrag, maar dat is niet altijd het geval, zeker niet als ze tijdig de juiste hulp vinden. Het gevaar van deze mythe bestaat erin dat mensen die seksueel grensoverschrijdend gedrag meemaken, worden gereduceerd tot hun slachtofferschap of trauma.